Le Talon de fer

— aperçu —
Jack London
LE TALON DE FER

Ce fut en février 1912 que je le vis pour la première fois, lorsque invité à dîner par mon père, il entra dans notr
e maison à Berkeley ; et je ne puis pas dire que ma première impression lui ait été bien favorable. Nous avions beau
coup de monde, et au salon, où nous attendions que tous nos hôtes fussent arrivés, il fit une entrée assez piteuse.
C’était le soir des prédicants, comme père disait entre nous, et certainement Ernest ne paraissait guère à sa place
au milieu de ces gens d’église.
D’abord ses habits étaient mal ajustés. Il portait uncomplet de drap sombre, et, de fait, il n’a jamais pu tro
uver un vêtement de confection qui lui allât bien. Ce soir-là comme toujours, ses muscles soulevaient l’étoffe, et,
par suite de sa carrure de poitrine, le paletot faisait des quantités de plis entre les épaules. Il avait le cou d’u
n champion de boxe, épais et solide. Voilà donc, me disais-je, ce philosophe social, ancien maréchal-ferrant, que pè
re a découvert : et certainement avec ces biceps et cettegorge, il avait le physique du rôle. Je le classai immédia
tement comme une sorte de prodige, un Blind Tom de la classe ouvrière.[…]

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Walden ou la vie dans les bois

walden ou la Vie dans les Bois

0001Henry David Thoreau WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS (1854) Traduction par Louis Fabulet Table des matières ECONOMIE—4 O- JE VECUS, ET CE POUR QUOI JE VECUS—86 LECTURE—105 BRUITS—118 SOLITUDE—137 VISITEURS—149 LE CHAMP DE HARICOTS—165 LE VILLAGE—179 LES ETANGS—186 LA FERME BAKER—214 CONSIDERATIONS PLUS HAUTES—224 VOISINS INFERIEURS—238 PENDAISON DE Continuer la lecture

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